En quoi consiste la discipline équestre, l'endurance?

Les principes de l’endurance équestre 

L’endurance est la plus ancienne discipline équestre et compte parmi celles reconnues par la FEI (Fédération Équestre Internationale). Qu’elle soit pratiquée en équipe ou de manière individuelle, elle se caractérise par des épreuves en extérieur courues à vitesse libre ou imposée, sur des chemins balisés.

L’endurance équestre consiste à parcourir une distance de 20 à 160 km et à maintenir une allure de 12 à 19 km/h (ces 2 paramètres varient en fonction des niveaux), tout en prenant soin de l’animal. Pour cela, tactique intelligente, vitesse, gestion des efforts et santé du cheval sont des indispensables.

Pour remporter une course d’endurance, il est nécessaire de remplir 2 conditions : réaliser le meilleur temps et avoir le moins possible fatigué son équidé. En effet, les principes de cette discipline sont la rapidité et l’état de santé du cheval.

Les contrôles vétérinaires 

Quel que soit le niveau de la course, les animaux sont arrêtés tous les 20 à 30 km et soumis à des examens vétérinaires complets et approfondis. Lesdits examens permettent de vérifier l’état de santé, contrôler l’allure, mesurer le rythme cardiaque et le métabolisme de chaque équidé.

Si rien d’anormal n’est décelé, l’animal est déclaré apte et un temps de récupération de 40 à 50 minutes est imposé avant la prochaine étape. En cas de problème de santé chez le cheval d’endurance, de fatigue chronique ou d’une faiblesse, le couple cavalier/cheval est éliminé.

Quels chevaux pour la pratique de l’endurance ? 

Même si les chevaux peuvent participer à une course dès 4 ans, ce n’est qu’à partir de 6 ans qu’ils sont capables de parcourir de longues distances. Bien que cette activité équestre rassemble différentes races d’équidés, ceux avec du sang arabe sont les plus représentés (les croisements d’arabes, le pur-sang arabe, …).

Le pur-sang arabe est originaire du Moyen-Orient et est facilement reconnaissable avec son chanfrein typé et son port de queue relevé. Il fait partie des races d’animaux les plus pures au monde et séduit par sa beauté. Il est apprécié pour son physique remarquable et son endurance exceptionnelle.

L’une des particularités des chevaux d’endurance se trouve dans leur physique. Ce sont généralement des bêtes fines et petites, et avec des aplombs réguliers, une bonne locomotion (galop, trot, pas et recul), un dos porteur et mi-long.

Contrairement aux chevaux de dressage qui sont rassemblés et ont du rebond, ceux d’endurance ont un rythme lent et une allure rasante. Ils sont caractériels, calmes, vifs, décontractés et en mesure de s’économiser. Ils doivent être montés par des cavaliers expérimentés ou des amoureux de grands espaces ayant le goût des efforts.

Le matériel pour la pratique de l’endurance 

Lors de la pratique de l’endurance, le plus important consiste à trouver la position qui convient à la fois au cavalier et à l’équidé. Pour cela, la selle compte parmi les équipements qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère. Elle doit être choisie en fonction de la morphologie de l’animal et celle du cavalier d’endurance (celui-ci doit notamment bénéficier d’un confort optimal, et ce même sur de longs trajets). Étant donné qu’il réduit la surface d’appui et se plie lorsque le cavalier se tient debout sur les étriers, le modèle à arçon souple est à proscrire. Les amortisseurs ne sont quant à eux utiles que sur les animaux fragiles ou si la selle n’est pas adaptée.

En ce qui concerne le filet, le bridon-licol synthétique est à privilégier car il offre un gain de temps considérable sur les points d’examens vétérinaires (en effet, il est possible de le diviser en deux en peu de temps). De leur côté, les guêtres fermées, les protège-boulets et les cloches protègent les membres du cheval.

Le cavalier d’endurance doit porter des équipements confortables et de qualité pour participer à cette activité : des chaussures de randonnée ou des boots adaptés, un casque aéré et léger, … Il lui faut également emporter plusieurs tapis, sans les empiler (au moment des phases de repos, il pourra ainsi procéder au remplacement du tapis humide par un autre sec).

Lorsque l’endurance s’étend sur une distance de plus de 120 km, l’animal doit porter 70 kg au moins. Si le cavalier et la selle pèsent mois de 70 kg, il est obligatoire de plomber les équipements.

Les soins apportés aux chevaux et les risques physiques 

Plusieurs points d’assistance sont disposés tout au long du trajet et permettent aux chevaux et aux cavaliers de se ravitailler en eau (idéal pour limiter les risques de déshydratation). Pour ce qui est de l’alimentation du cheval d’endurance, elle doit non seulement garantir son bien-être et une bonne santé intestinale, mais aussi une quantité optimale de nutriments et d’énergie pour les efforts prévus.

Les chevaux d’endurance ont besoin d’une importante quantité d’énergie et celle-ci doit être apportée durant les efforts, sans avoir des effets néfastes ou fatiguer l’organisme. Les sources d’énergie les plus utilisées sont les matières grasses, la cellulose, les minéraux, les vitamines, le foin et l’amidon.

Par ailleurs, il faut noter que l’endurance est très exigeante pour les articulations, les muscles et le métabolisme des chevaux. À cause de cela, ces derniers sont exposés à des risques locomoteurs et métaboliques tels que les tendinites, les lésions articulaires, les dorsalgies, les crampes, les boiteries, … L’une des meilleures solutions pour les prévenir consiste à ne pas négliger l’alimentation et les entraînements.

Les entraînements 

L’endurance étant une discipline qui permet d’allier rapidité et gestion des efforts du cavalier et de l’animal, la préparation et l’entraînement physique sont incontournables.

Une bonne préparation est individualisée et tient compte des caractéristiques de chaque équidé. Elle est réalisée de manière progressive, ceci afin que l’animal puisse gagner en vitesse, résistance et endurance. Elle alterne également des séances de travail et de repos, et favorise la récupération de l’organisme après de longues courses.

Les entraînements contrôlés, raisonnés et bien menés permettent aux chevaux d’avoir une bonne forme et d’affronter les raids dans une condition psychologique et physique optimale.

cheval

7 Posts

endurance

7 Posts

You May Also Like
Photos d'articles